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22 septembre 2026

Bilan de compétences handicap : réussir sa reconversion

Un arrêt qui s’allonge, une restriction d’aptitude, ou le constat que votre poste ne correspond plus à votre santé d’aujourd’hui : l’envie de changer de métier arrive rarement par hasard. Elle mérite mieux qu’une décision prise dans l’urgence. Le bilan de compétences offre un temps structuré pour construire un projet qui tient compte de votre réalité.

Combien de personnes sont concernées par la reconversion et le handicap ?

Selon le tableau de bord 2025 de l’Agefiph, 3 395 000 personnes sont reconnues handicapées en France, soit 8,2 % des 15-64 ans. Leur situation face à l’emploi reste plus exposée :

  • Un taux de chômage de 11,5 % en 2025 pour les travailleurs handicapés, contre 7,7 % pour l’ensemble de la population (Agefiph, 2025).
  • Un taux d’emploi de 5,1 % dans les entreprises soumises à l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés (OETH), pour un seuil légal de 6 % (DARES, 2025).
  • Un volume de 149 549 avis d’inaptitude prononcés par les médecins du travail en 2024, selon la Direction générale du travail citée par l’Agefiph (2025).

Se poser la question d’une reconversion n’a donc rien d’isolé.

À quoi sert un bilan de compétences en situation de handicap ?

Un bilan de compétences permet d’analyser vos compétences, aptitudes et motivations pour définir un projet professionnel ou de formation, comme le prévoit l’article L6313-4 du Code du travail. Ce cadre rassure celles et ceux qui hésitent à parler de leur santé :

  • Consentement : le bilan exige votre accord, et un refus n’est ni une faute ni un motif de licenciement.
  • Confidentialité : les résultats et la synthèse ne sont transmis à personne sans votre accord.
  • Secret professionnel : le consultant y est tenu (articles 226-13 et 226-14 du Code pénal).
  • Durée encadrée : 24 heures maximum.

Aucune reconnaissance de handicap n’est exigée : la RQTH n’est pas une condition d’accès.

Qui fait quoi dans une reconversion avec un handicap ?

Le médecin du travail, Cap emploi, le conseil en évolution professionnelle et l’Agefiph interviennent chacun à une étape précise, et le bilan de compétences complète leur action sans la remplacer :

  • Le médecin du travail : lors d’une visite de préreprise, après un arrêt de plus de 30 jours, il peut recommander des aménagements ou des formations en vue d’une réorientation (articles R4624-29 et R4624-30 du Code du travail).
  • Cap emploi : il accompagne les personnes dont le handicap est reconnu ou en cours de reconnaissance, selon Mon Parcours Handicap.
  • Le CEP : ouvert à toute personne et sans frais (article L6111-6), il est assuré par le réseau Avenir Actifs pour les salariés, et par France Travail, l’Apec, les missions locales ou Cap emploi pour les autres publics (France Compétences).
  • L’Agefiph : ses Appuis spécifiques mobilisent, sur prescription, un expert qui évalue les conséquences du handicap sur le projet et identifie des solutions de compensation.

Pour un conseiller en insertion, le bilan devient pertinent lorsque la personne ne cherche pas un poste équivalent, mais un nouveau cap.

Quels aménagements prévoir pour un bilan de compétences handicap ?

Un bilan de compétences handicap s’adapte surtout dans sa forme : rythme, modalités et supports se discutent dès la phase préliminaire. En accompagnant des personnes en transition, nous constatons que ces ajustements comptent autant que les outils :

  • Rythme : des séances plus courtes ou plus espacées, dans la limite des 24 heures.
  • Distanciel : des rendez-vous en visio qui limitent les déplacements, comme l’explique notre article sur le bilan de compétences à distance.
  • Supports : des documents adaptés à vos besoins de lecture ou d’écoute, convenus ensemble.
  • Réalisme : des pistes confrontées aux restrictions d’aptitude, en tenant compte des préconisations du médecin du travail, puis explorées par des enquêtes métiers.

Le consultant ne choisit pas le métier à votre place : il vous aide à construire votre projet et à vérifier qu’il reste tenable.

Chez CHALLENGEO, Lionel Divay accompagne à Rennes et à distance des personnes qui veulent redonner une direction à leur parcours. Si certaines questions ont résonné, un premier échange offert peut vous aider à y voir plus clair.

Sources